La déclaration de principes

Le Conseil s’assure du respect de l’égalité des droits entre les hommes et les femmes, voit à l’adoption de programmes d’accès à l’égalité en emploi, à l’élimination de discrimination et de harcèlement sous toutes ses formes, à l’adoption d’une politique familiale qui respecte le choix des femmes à la maternité, assortie de conditions qui les favorisent.
Convaincu que le développement économique doit s’appuyer sur une participation démocratique et sur un contrôle des communications sur leur devenir, le Conseil intervient de façon que les propriétaires et les gestionnaires d’entreprise ne soient pas les seuls à décider l’orientation du développement économique. Le développement économique doit permettre l’instauration d’une société dont l’objectif économique et social sera la satisfaction des besoins fondamentaux de l’ensemble de la population dans le respect le plus complet de leur liberté individuelle et collective.

Le Conseil défend le principe du droit pour le Québec à l’autodétermination, y compris le droit de sécession, si c’est là le choix exprimé démocratiquement par le peuple québécois.

Le Conseil reconnaît que le peuple québécois constitue une nation distincte de langue française et que cette langue se doit d’être la langue d’usage, de communication, d’affichage et de travail. Il revendique l’accès à une vie culturelle et enrichissante. Dans la région montréalaise, cette vie culturelle allie à la fois les caractères français et multiculturel de ses habitants.

Le Conseil exige que l’éducation dispensée au Québec vise le plein épanouissement des individus par le respect des droits de la personne, par une formation axée sur la compréhension, le respect et la coopération entre les peuples et les groupes ethniques.

Le Conseil s’assure que l’ensemble des travailleurs et des travailleuses participe à la vie politique. Il exige que le gouvernement adopte les mesures nécessaires pour favoriser une véritable démocratie, ce qui implique un droit à l’information, outil essentiel à la prise de décision. La participation à la vie politique permet aux travailleurs et aux travailleuses d’être partie prenante dans l’ensemble des décisions qui les touchent de près, principalement celles relatives à leur environnement, à leur santé, à leur éducation et au respect de leurs droits fondamentaux.

Le Conseil entend promouvoir la syndicalisation des travailleurs et des travailleuses. Il favorise aussi tout rapprochement et création de fronts communs avec d’autres groupes progressistes tendant à briser leur isolement. Il participe tactiquement, à court ou à long terme, à tout mouvement politique qu’il juge susceptible de représenter les intérêts des travailleurs et des travailleuses et appuie son action.

Le Conseil croit à la nécessité de créer des liens étroits entre les travailleuses et les travailleurs issus de différentes communautés afin de créer la solidarité nécessaire dans la lutte pour un meilleur partage des acquis sociaux et économiques.

Le Conseil croit que, sans le maintien et le renforcement du syndicalisme comme instrument de transformation de la société, la jouissance de la liberté risque de demeurer le fait de ceux à qui profite le libéralisme économique.