Pourquoi une semaine pour la prévention du suicide ?

Peut-être est-ce parce qu’il y a 1 million de suicides par année dans le monde ?

  • Parce que le suicide est la première cause de mortalité des 15-29 ans.
  • Parce que 7 % des adolescents ont pensé sérieusement au suicide.
  • Parce que les jeunes suicidaires confient leurs intentions suicidaires à leurs pairs en exigeant d’eux de n’en parler à personne.

  • Parce qu’une personne sur deux connaît quelqu’un de proche qui a essayé de se suicider.
  • Parce que la croyance populaire veut que le suicide est une affaire privée.
  • Parce que la majorité des suicides au Québec sont faits par des hommes blancs et francophones.
  • Parce que suite à chaque suicide, huit personnes se retrouvent endeuillées.
  • Parce qu’il y a une relation directe entre la détresse, les troubles mentaux et le suicide.
  • Parce que 300 000 Québécois sont en dépression majeure, et que 60 % d’entre eux ne sont pas suivis.
  • Parce que lorsque les personnes perdent leurs emplois, elles perdent aussi leur identité, car aujourd’hui notre valeur est en fonction de ce que nous faisons.
  • Parce que lorsque les personnes perdent leurs emplois, elles ne sont plus capables de remplir le rôle de pourvoyeur que l’on exige d’elles.
  • Parce que lorsqu’elles perdent leurs emplois, elles n’ont plus de lien d’appartenance à un réseau de solidarité.
  • Parce que lorsqu’on perd son emploi, on se sent sans contrôle de notre vie, la seule solution est souvent le suicide, surtout pour les hommes.
  • Parce qu’il n’existe presqu’aucune ressource au Québec pour aider les hommes en détresse et suicidaires.
  • Parce que les hommes consomment plus d’alcool et de drogue quand ils sont en détresse, et que cette consommation facilite l’acte suicidaire.
  • Parce que les employeurs ne reconnaissent aucune responsabilité face à un geste aussi
    personnel que le suicide.
  • Parce que l’on dit que le suicide tue en un an au Québec, autant de personnes que l’écrasement de cinq Boeing 747.
  • Malgré l’ampleur du problème et la gravité de la situation, le gouvernement du Québec n’a investi que 20 000 $ cette année dans l’organisation de la Semaine de prévention du suicide. Au Conseil, le réseau des déléguées et délégués sociaux s’implique pour prévenir les suicides. Nous allons continuer à soutenir nos membres et leurs proches durant toute l’année face au suicide. Et cela, malgré la non-implication des employeurs et des gouvernements.

    Pour obtenir des renseignements supplémentaires, vous pouvez rejoindre Claude Gagné ou Francine Burnonville au (514) 387-3666.