Pour certains jeunes, la solidarité syndicale « c'est le Pérou »

Appel à tous et à toutes

Jeunes garçons péruviens

Même si l’on décrit le Pérou comme un pays qui affiche une augmentation de son niveau de vie depuis quelques années, le partage de la richesse s’y fait fort mal et le niveau de pauvreté y demeure très élevé. Ceci est encore amplifié par la crise alimentaire qui frappe les pays du Sud. Des personnes ou des familles résidant dans des régions montagneuses (la sierra) ou la jungle (la selva) émigrent dans des grandes villes afin de tenter d’améliorer leur sort. Or, ces populations se retrouvent souvent confinées aux limites de ces villes dans des secteurs peu favorisés et leur misère est parfois encore plus grande. Au sein de ces familles marqués par une grande pauvreté, par la violence, l’alcoolisme et des abus divers, des jeunes se retrouvent souvent sans ressources et abandonnés par leur famille. Plusieurs centres pour jeunes garçons et jeunes filles ont été mis sur pied et fonctionnent sans l’aide de l’État qui semble nier ce problème.

Dans un secteur défavorisé de la Ville d’Arequipa, située au sud du Pérou, un père missionnaire étranger a mis sur pied une maison hébergeant de jeunes garçons abandonnés par leurs familles; certains ont parfois été recueillis alors qu’ils vivaient dans la rue. Il s’agit de La Casa Hogar del Niño Jesús : www.casahogarninojesus.org« >www.casahogarninojesus.org.

À cet endroit, on tente de recréer un milieu de vie stable répondant aux besoins des jeunes, tout en déployant beaucoup d’énergie afin que ceux-ci puissent compléter leurs études. En effet, l’obtention d’une formation et d’un diplôme constituent la seule manière de s’assurer que ces jeunes, généralement fortement métissés ou d’origine autochtone, puissent sortir du cycle de la pauvreté et de la misère.

Avec l’aide d’une fondation québécoise, d’ici quelques mois, ce centre pourra débuter la construction de chambres supplémentaires pour les jeunes. Un projet de parrainage de jeunes a également été mis sur pied. De même, avec l’aide du mouvement syndical, l’on vise aussi à envoyer des vêtements usagés par conteneurs ainsi que des articles scolaires. Un projet d’atelier polyvalent d’insertion au travail pour des jeunes a été soumis à divers organismes.

Je suis allé à plusieurs reprises en Amérique du Sud et travaille présentement en collaboration avec ce centre hébergeant de jeunes garçons. Je prévois y retourner sous peu, avec mon épouse, pour une période de six mois. Des démarches sont également faites afin de venir en aide à un centre pour jeunes filles.

Lors de la prochaine assemblée générale du Conseil, je transmettrai des renseignements supplémentaires concernant ces projets et solliciterai votre appui par le biais de vos sections locales afin d’accumuler des vêtements usagés et des articles divers pouvant être utiles à ces jeunes. Ces vêtements et objets seront par la suite envoyés par conteneurs au Pérou. Tout don en argent sera également accepté. Jusqu’à ce jour, l’aide obtenue par le biais de divers dons a permis de changer le quotidien de ces jeunes ainsi que leurs conditions de vie. Je tiens à préciser que les montants reçus ne seront utilisés que pour aider ces jeunes et qu’aucuns frais ne seront versés à l’administration.

Solidairement,

Richard Tremblay,
Retraité de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC)


Cet article a été rédigé par Richard Tremblay, ancien président du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain et retraité de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC). Il sollicite des dons qui seront acheminés à une maison d’hébergement péruvienne qui vient en aide à de jeunes garçons issus de milieux défavorisés.

D’ici notre prochaine assemblée générale, le 11 novembre 2008, vous pourrez venir déposer au Conseil tous les vêtements ou objets divers, dont du matériel scolaire (tablettes, crayons, effaces, etc.) qui pourraient être mis à profit à La Casa Hogar del Niño Jesús.

Nous vous remercions à l’avance de votre grande générosité.

Le président du Conseil,

Michel Ducharme