Montréal: La relance d'un quartier

Développement des régions : On a le cœur à l’ouvrage
«Nous sommes réunis aujourd’hui parce que nous avons à cœur le développement de nos régions. Pour nous à la FTQ, ce développement passe par le maintien et la création d’emplois». Diane F. Raymond, vice-présidente de la FTQ et présidente du Conseil régional FTQ Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec, a ainsi donné le coup d’envoi à la rencontre des conseils régionaux portant sur notre implication syndicale en développement socio-économique, le 14 mai 2001 à Montréal.

S’adressant à la centaine de personnes présentes, René Roy, secrétaire général de la FTQ, a rappelé que notre action syndicale vise toujours à mettre en place des alliances régionales et locales pour sauver des emplois et favoriser l’implantation d’entreprises nouvelles, créatrices de nouveaux emplois… syndiqués! Trois témoignages en ont fait foi.

La relance d’un quartier
De 1965 à 1985, le quartier Sud-Ouest de Montréal a perdu 20 000 emplois, particulièrement dans les usines de transformation. « C’était devenu un quartier dévasté», a témoigné Normand Guimond, représentant de la FTQ dans la région de Montréal. Depuis une douzaine d’années, il s’implique au sein du Regroupement économique du Sud-Ouest (RÉSO), un organisme de concertation pour assurer la relance de ce secteur de l’île.

Citant en exemple la lutte menée présentement pour sauver des emplois syndiqués avec les Métallos chez Emballages Consumers, Normand constate que l’alliance avec la communauté aura permis un meilleur rapport de force pour influencer les élus politiques et les dirigeants des entreprises. « Lorsque les liens sont tissés avec les organismes socio-économiques, leur mobilisation peut être rapide, efficace et déterminante pour sauver des emplois. »

Une présence syndicale
La présence syndicale dans les organismes de développement socio-économique locaux et régionaux nous permet d’y exercer notre influence mais aussi d’y récolter des informations sur les entreprises où travaillent nos membres. On a donc beaucoup insisté pour que la FTQ, les syndicats affiliés et le Fonds de solidarité poursuivent le soutien et la formation de nos représentants et représentantes oeuvrant au développement socio-économique.