Mobilité entre Montréal et la Rive-Sud

La majorité des mémoires présentés à la Commission de consultation sur l’amélioration de la mobilité entre Montréal et la Rive-Sud ne recommandent pas l’ajout de pont routier. Il faut bien comprendre l’impact de l’ajout de véhicules moteurs sur les artères de Montréal qui ne suffisent plus à la desserte locale. Ce n’est pas tout d’amener des voitures à Montréal, il faut y maintenir un degré de fluidité essentiel. Les solutions suggérées pour améliorer le transport en commun sont favorables autant à la Rive-Sud que Montréal en diminuant les véhicules dans Longueuil, qui souffre énormément de la congestion des ponts, et en permettant l’accessibilité vers ses parcs industriels.

Bien sûr, plusieurs usagers de la route seront mécontents des recommandations qui favorisent les transports collectifs. Ils devront changer de comportement et s’adapter à une nouvelle vision des déplacements des personnes. En fait, on va revenir un peu en arrière. Il fut un temps où le transport collectif avait prépondérance sur l’automobile : les tramways et les trains étaient très sollicités. Puis l’automobile est devenue plus accessible, mais on s’en servait beaucoup en covoiturage avec des compagnons de travail mais aussi avec des voisins qui travaillaient ailleurs.

Aujourd’hui, les déplacements en voiture solo sont la plus grande mode; ce qui met beaucoup trop de pression sur notre plus grande richesse qui réclame une accalmie. Notre environnement ne peut plus supporter une croissance démesurée de la pollution causée par la congestion des véhicules automobiles. Les instances de santé publique réclament depuis des années la diminution de déplacements routiers qui causent de la pollution atmosphérique et de plus en plus de maladies chez la population environnante. Il faut repenser notre développement de la mobilité.

Le transport collectif est le moyen de diminuer les déplacements des personnes et on doit l’utiliser. Il faut se donner des infrastructures efficaces, rapides, fiables, qui répondent aux besoins de déplacements de la main-d’œuvre, puisqu’elle est la cause de la congestion le matin et le soir. Dans la région métropolitaine, mettre en place un réseau adéquat de transport collectif va demander du temps et des investissements considérables; les villes concernées ne généreront jamais assez de revenus pour les assumer. C’est une nécessité collective qui va nous demander un effort collectif. Les élus doivent en convenir et dégager les sommes nécessaires à la réalisation d’un véritable réseau.

Le mémoire déposé conjointement par la FTQ et le Conseil régional va dans ce sens. Il est présenté le 2 mai à la Commission, par Henri Massé et Michel Thibault.

  • [ Télécharger le mémoire sur l’amélioration de la mobilité entre Montréal et la Rive-Sud ]