Le Conseil régional FTQ Montréal métropolitain demande un moratoire sur l’application du projet de loi nᴼ 10 ainsi qu’une commission parlementaire sur l’ingérence présumée du ministre Gaétan Barrette

Montréal, le 20 mars 2015. – Depuis l’annonce, en septembre dernier, par le ministre Gaétan Barrette du projet de loi no 10, plusieurs voix se sont prononcées sur les dangers et les effets négatifs qu’un tel projet de loi pourrait avoir sur le bon fonctionnement du réseau de la santé et des services sociaux. Non seulement ce projet de loi éliminait plusieurs instances démocratiques au sein du réseau, il donnait également des pouvoirs excessifs au ministre de la Santé et des Services sociaux. Malgré la vive opposition de plusieurs groupes et associations, dont l’ensemble des associations syndicales en commission parlementaire qui lui demandaient de reculer sur ce projet de loi, le ministre Barrette faisant fi de toutes les propositions syndicales n’en fit qu’à sa tête et a fait adopter son projet de loi sous bâillon au début du mois de février.

La loi 10 aura un impact majeur sur l’organisation du travail des travailleurs et des travailleuses en général, et ce, en bureaucratisant davantage la gestion du réseau. Du coup, la réforme élimine la grande majorité des sections locales syndicales et nuit considérablement aux négociations avec le gouvernement dans le secteur public et parapublic. N’ayant jamais été annoncées en campagne électorale, cette réforme mammouth ainsi que les autres mesures d’austérité s’avèrent peu légitimes au plan démocratique.

La crise du CHUM a permis de révéler au grand public les vraies méthodes du ministre Gaétan Barrette. Celui-ci n’hésite pas à faire des pressions pour placer ses amis et les amis du parti à des postes stratégiques. Il y a des raisons de croire que Gaétan Barrette a fait de l’ingérence dans d’autres établissements de la santé et des services sociaux.
Dans ce contexte, le Conseil régional FTQ Montréal métropolitain demande un moratoire sur l’application de la loi 10 ainsi que la tenue d’une commission parlementaire sur l’ingérence présumée du ministre Gaétan Barrette. Cette commission parlementaire permettra également à la population de mieux connaitre les changements majeurs apportés par la loi 10.

C’est pour toutes ces raisons que le Conseil régional FTQ Montréal métropolitain encourage fortement ses affiliés, ainsi que la direction de la FTQ, à demander un moratoire sur l’application de la loi 10 et une commission parlementaire sur les agissements du ministre Barrette dans ce dossier.

Renseignements : Vincent Leclair, directeur au Conseil régional FTQ Montréal métropolitain, 514-708-9277