La violence verbale est la plus courante mais la plus banalisée

De gauche à droite : Normand Guimond, conseiller régional de la FTQ; Michel Thibault, nouveau secrétaire général du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain; Marie-Danielle Lapointe, secrétaire générale sortante; Michel Taylor, président.

De gauche à droite : Normand Guimond, conseiller régional de la FTQ; Michel Thibault, nouveau secrétaire général du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain; Marie-Danielle Lapointe, secrétaire générale sortante; Michel Taylor, président.

Plus de 250 personnes ont participé à la conférence annuelle des déléguées et délégués sociaux du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain sur le harcèlement psychologique au travail.

Psychologue industriel, François Courcy a transmis les résultats d’une enquête effectuée auprès de 600 personnes – dont une importante proportion provenant de milieux de travail FTQ. Les réponses indiquent notamment que la violence physique, verbale, sexuelle et financière est observée un peu partout. La violence verbale est la forme la plus courante, mais aussi la plus banalisée.

La violence qu’on ignore

La violence passive est aussi très fréquente et très insidieuse. Elle consiste, par exemple, à ne pas avertir une personne d’un danger, à s’organiser pour qu’elle fasse des erreurs ou à la priver de l’information dont elle a besoin pour faire son travail. Mais en fait, la violence a de nombreux visages que l’on ignore souvent : parler contre quelqu’un; rire dans le dos de quelqu’un; éviter tout contact avec une personne; donner un délai trop court pour faire un travail; ou ne pas contredire une fausse rumeur sont autant de façons, selon le psychologue Courcy, de faire preuve de violence.

Il identifie certaines causes à la violence, entre autres un climat de travail malsain, des relations hiérarchiques de mauvaise qualité et des relations tendues entre sous-groupes.

La prévention avant tout

Comment diminuer la violence ? La prévention est le premier facteur de succès. Il faut réduire la tolérance face à la violence psychologique en formant et en informant nos membres.

Pour sa part, Me Serge Cadieux, conseiller au Syndicat international des employées et employés professionnels-les et de bureau, a fait le point sur les obligations de l’employeur et du syndicat et sur les recours possibles pour les victimes. Il a noté que le harcèlement n’est pas un événement imprévu et soudain mais bien un ensemble de comportements qui discréditent la victime, compromettent son emploi et sa crédibilité, la coupent de ses réseaux de communications. Les effets sur la victime sont particulièrement désastreux.

Les interventions des invités ont permis aux participantes et participants de mieux s’outiller pour aider leurs collègues et les milieux de travail aux prises avec cette violence.

Adapté d’un texte publié dans le bulletin d’information du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain, L’infoCONSEILmétro – décembre 2001